Lieu

Tour Noire

Un beffroi et tour de guet de 1549–1577, de plus de 72 mètres de haut — 225 marches mènent à la galerie de vue à 46 mètres. Elle n’a reçu son nom qu’aux environs de 1890, lorsque la pierre noircit davantage à cause de la suie industrielle que du feu, comme le prétend la tradition.

Fotografie: Tour Noire

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La Tour Noire est un beffroi renaissance de soixante-douze mètres à côté de la cathédrale, symbole de Budějovice et son meilleur belvédère : depuis la galerie à quarante-six mètres, on contemple d’en haut le carré de la place principale. La ville l’a surtout construite pour se montrer — et jusqu’au milieu du XXe siècle quelqu’un y vivait encore.

Jan Vančura, qui dirige la tour depuis plus de trente ans, le dit ainsi : « La ville n’avait peut-être pas besoin d’une tour si haute, mais elle voulait prouver au Royaume de Bohême que České Budějovice était une ville de prestige. » Elle a coûté à peu près autant que quinze des meilleures maisons de la place à l’époque. Et jusqu’en 1950 un gardien de tour vivait dans les pièces en haut près de la galerie et surveillait la ville pour les incendies.

On monte par un escalier étroit en passant devant les cloches, dont Bummerin, qui pèse trois tonnes et demie. Depuis la galerie, par bonne visibilité, on voit Kleť, Hluboká et Temelín. Elle est ouverte d’avril à octobre.

D’où vient vraiment le nom (et d’où il ne vient pas)

La tradition lie le nom de la tour au grand incendie de České Budějovice en 1641 (voir la section Grand incendie ci-dessus). La réalité est moins dramatique et plus intéressante : l’appellation « Tour Noire » n’apparaît qu’aux environs de 1890, lorsque le dernier enduit peint tomba au XIXe siècle et que la pierre noircit — très probablement à cause de la pollution de l’air avec la croissance de l’industrie et du charbon. Plus de 200 ans après l’incendie, la tour gagna donc son nom non pas des flammes mais de la fumée des cheminées.

Le gardien de la tour et la surveillance des incendies

Un gardien de la tour y vivait, chargé de surveiller la ville et la campagne. Jusqu’à ce que la tour ait un lien téléphonique avec la caserne des pompiers, il devait signaler un feu ou une fumée suspecte en frappant une cloche, de jour en accrochant un drapeau rouge et de nuit une lanterne rouge. Au fil des siècles de service, les gardiens repérèrent et signalèrent des dizaines d’incendies en ville et aux alentours.

Les cloches

Six cloches sont suspendues dans la tour. La plus grande, Bummerin (3,5 tonnes, 182 cm de diamètre), date de 1723, fondue par Sylvius Kreuz, et devait protéger la ville de la foudre, des inondations et de la guerre — elle tient son nom de son ton profond et retentissant (surnommée aussi Pumerin). Son prédécesseur a une histoire à raconter : la cloche de 1507 du fondateur budějovický Mikuláš appartenait à l’origine à la ville de Rudolfov. Dans un conflit entre mineurs de Rudolfov et Budějovice, des mineurs furieux l’enterrèrent dans le sol pendant des années — jusqu’à ce qu’un cochon la déterre sur la « Prairie aux cochons » près de Lišov. Un porcher la fit exhumer et la donna à sa ville, mais elle était trop lourde pour la tour de Lišov, si bien que les conseillers la revendirent finalement à Budějovice. La plus jeune cloche, Budvar (1,1 tonne), date de 1995 — un nom exactement comme on s’y attend d’une cloche budějovická. Les autres sont Marta, Octava, Maria et la Cloche d’argent de 1630.

Faits sur le bâtiment

Construite en 1549–1577 comme beffroi, tour de garde et de guet à côté de l’église (aujourd’hui cathédrale) saint Nicolas. Les étages inférieurs ont des éléments gothiques, mais l’ensemble est renaissance. Hauteur 72,29 m, plateforme de vue à 46 m, 225 marches — le même nombre que la tour de l’hôtel de ville sur la place.

Sur place

La tour mesure 72,29 mètres de haut et la galerie de vue se trouve à 46 mètres. En montant, vous passez l’étage des cloches — il y en a six, chacune étiquetée. Depuis la galerie, vous voyez la place d’en haut, toute la vieille ville, et par temps clair la tour de l’Eau sur la rive droite de la Vltava et Hluboká au nord.

Sources

  • https://nasregion.cz/zvon-budvar-na-cerne-vezi-v-ceskych-budejovicich-bude-patrit-mestu-245746/ — tisková zpráva města: sedm zvonů, z toho pět v patrech věže (14. 12. 2021)
  • https://budejcka.drbna.cz/zpravy/spolecnost/21608-zvony-maria-oktava-marta-budvar-a-bumerin-na-cerne-vezi-budou-vyzvanet-na-pocest-republiky.html — pět vyzváněcích zvonů jménem (27. 10. 2018)
  • https://www.hrady.cz/vez-cerna-vez — Stříbrný zvon 1630, Umíráček, cimbály
  • https://strednicechy.rozhlas.cz/mohutna-cerna-vez-mela-byt-dukazem-ze-ceske-budejovice-jsou-prestizni-mesto-9220591 — Jan Vančura: věž jako důkaz prestiže, věžný bydlel do roku 1950 (25. 4. 2024)
  • https://budejcka.drbna.cz/drbna/historicka/9190-jeste-na-konci-19-stoleti-mela-cerna-vez-o-ctyri-metry-mene-naklonena-je-pry-o-36-centimetru.html — cena stavby jako 15 nejlepších domů na náměstí (6. 8. 2015)
  • https://regiony.rozhlas.cz/po-zdolani-225-schodu-na-vyhlidku-cerne-veze-uvidite-ceske-budejovice-jako-na-7441183 — výhled na Kleť, Temelín a Hlubokou (21. 10. 2014)
  • https://cs.wikipedia.org/wiki/%C4%8Cern%C3%A1_v%C4%9B%C5%BE_(%C4%8Cesk%C3%A9_Bud%C4%9Bjovice)
  • https://itras.cz/cerna-vez-ceske-budejovice/
  • https://www.kudyznudy.cz/aktivity/dominantni-cerna-vez-v-ceskych-budejovicich
  • http://www.encyklopedie.c-budejovice.cz/clanek/cerna-vez
  • https://cs.wikipedia.org/wiki/Bumerin
  • https://fajnvylety.cz/bumerin-budvar-ci-oktava-znate-zvony-ktere-strezi-cerna-vez
  • https://www.turistika.cz/mista/barokni-radnice-mesta-ceske-budejovice/detail